Aristide et Andromarque: bravo les 2 compères!

Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux ; il faut se satisfaire du nécessaire ; rayons de soleil dans un vélux et un bon cigare dans l'anus. La la la lop bom bidoum.

30 juin 2009

Amazing universe.

Pour les anglophones, un article très intéressant sur la conscience et la réalité.

Longue vive la vie.

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23 juin 2009

Fap fap afp.

9250drinkcoffeepostersBon. [...]

Je viens de me réveiller. Je me souviens pas de tout ce qui s'est passé hier ; je me souviens du cauchemar que j'ai fait par contre.

Je ne sais pas par où commencer, donc je vais simplement suivre le long fil enroulé dans ma boite crânienne, et vous m'arrêtez quand je commence à parler de sexe oral.

(1) "Nous venons de terminer le traitement de votre dossier. Celui-ci est complet; votre inscription est donc validée." L'accueil administratif de Sciences Po me dit que je suis inscrit. Mais je ne sais pas s'il s'agit du master Affaires Internationales ou de l'Ecole Doctorale. Je suppute -et espère- qu'il s'agit de la dernière solution. Aux personnes de Sciences Po qui lisent parfois ce blog : avez-vous reçu un tel email pour votre inscription en master?

(2) Il me reste 3 jours à Amsterdam. J'ai vécu un rêve éveillé de 10 mois, et là faut que j'émerge.
Cette année m'a beaucoup fait évoluer. J'ai changé, je le sens. J'en sais plus sur moi-même, je sais ce que je veux, je sais quelles sont mes peurs, et mes faiblesses.

Je ne veux plus chercher d'excuse dans ma vie.

Venu pour étudier en finance et économie, je me disais que je pourrais bosser dans une banque, et construire ma vie à côte, comme tout le monde ou presque à près tout. Ceux qui me connaissent vraiment savent que je n'ai rien à foutre dans une banque. Je suis un connard d'anarchiste, violent et incohérent.
Accessoirement, 'connaître' est devenu une de mes raisons de vivre. Et donc je me suis dit que je ferais mieux de rester étudiant aussi longtemps que possible. Evidemment, lorsque je parle de connaissance, je ne me limite pas au savoir académique, mais ça en fait partie.

J'ai aimé deux femmes ces derniers mois. Samedi, E. est partie. Je ne vous cache pas avoir versé quelques larmes en lui disant adieu à l'aéroport. Mon expérience à Amsterdam (depuis Janvier) n'aurait pas été la même sans elle, et je suis content de ce qu'on a accompli ensemble, émotionnellement et relationellement parlant.
Et il reste M., qui quitte Amsterdam le même jour que moi, et que je reverrai cet été à San Francisco. Elle est l'une de mes meilleures amies ici maintenant. Toute amie qu'elle soit, elle parvient encore à exacerber mes passions. Je ressens principalement de la contradiction envers elle: je crois que je l'aime autant que je la hais. Et je la hais possiblement parce que je l'aime -encore.

3 jours. Soupir.

Je n'ai pas parlé de sexe oral, ni de grand-chose au final. Je m'en excuse. Je suis fatigué. Drainé par mes émotions.

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08 juin 2009

Parenthèse.

If an occurrence like the sacrifice of Isaac is interpreted as prefiguring the sacrifice of Christ, so that in the former the latter is as it were announced and promised and the latter 'fulfills'... the former, then a connection is established between two events which are linked neither temporally nor causally-a connection which it is impossible to establish by reason in the horizontal dimension... It can be established only if both occurrences are vertically linked to Divine Providence, which alone is able to devise such a plan of history and supply the key to its understanding ... the here and now is no longer a mere link in an earthly chain of events, it is simultaneously something which has always been, and will be fulfilled in the future; and strictly, in the eyes of God, it is something eternal, something omnitemporal, something already consummated in the realm of fragmentary earthly event.


Auerbach.

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05 juin 2009

Aventures à Amsterdam.

detentionJ'ai encore du mal à m'en remettre.
J'ai fait le con, et je l'ai payé.

Mercredi soir était l'anniversaire d'Igor. Comme je n'étais pas sorti (ou presque) depuis 2 mois, je n'ai pas lésiné sur l'alcool.

L'alcool est une drogue de merde. En plus des gueules de bois du lendemain, ses effets n'ont rien de subtils. L'alcool rend con, et violent.

Avec un ami, en rentrant, nous nous sommes livrés à des manifestations de vandalisme. Pas grand-chose vraiment: un pare-brise endommagé. Sauf qu'un type nous a vu, a appelé la police, et que, considérant notre degré d'alcoolémie, nous n'avons pas vraiment eu le réflexe de nous casser de la zone.

A 50 m de chez moi, 2 minutes plus tard, 3 voitures de police arrivent de nul part. Hollywood. Après contrôle de nos cartes d'identité, on nous met gentiment les menottes, et je sais que ça va être folklo.

Je ne veux pas décrire en détail. Mais la cellule d'isolation, c'est pas la panacée. 19h dans cette merde. Rien à faire, juste des murs blancs à contempler. Essayer de dormir sur un banc inconfortable avec la lumière dans les yeux. Voilà la seule chose que j'ai tenté, sans succès, de faire pendant ces longues heures. Et des poussées de claustrophobie. Pas de fenêtre, impossible de savoir quelle heure il est. Je suis encore désorienté au moment où j'écris.

Je ne reviendrai pas sur les différents moyens de pression psychologique exercés par la police. Je n'aime pas la police.

600€ à payer pour les dommages occasionnés. J'ai payé sans regret. Tout pour sortir de cette cellule à la con.


C'est une expérience. Une fois suffira, merci.

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25 mai 2009

Le nouveau désordre amoureux.

flFl_Illustration_1065J'ai joué au poker cette nuit. Pour dire la vérité vraie, j'ai rêvé que je jouais. Online. Sur Full Tilt Poker, pour être précis plus qu'il n'en faut. Mécaniquement je jouais.

A un certain point, je voulais m'arrêter, parce qu'il faut bien dire qu'à la longue ça fait chier. Arrêter de rêver n'est pas si simple, alors ma seule solution aura été d'emprunter les couloirs du rêve lui-même.

Arrêter de jouer au poker online n'est pas extrêmement ardu, il suffit de fermer la fenêtre, comme on ferme une page internet, en haut à droite (à gauche pour les mac, qui trouvent bons de tout faire à l'envers). J'ai donc fait ça.
Ca n'a pas été suffisant puisque de nouvelles fenêtres s'ouvraient à mesure que j'en fermais.

Il est possible que ce soit la première fois que je parvienne à contrôler, dans une certaine mesure, ce qui se passe dans mes rêves. Dans Waking Life, il est dit que, la première étape pour reprendre la main dans le monde du rêve est de savoir si l'on rêve ou non ; il faut ainsi chercher les interrupteurs: si la lumière reste allumée quoi qu'on fasse, on est bien en train de rêver.

Bon à côté de ça il va certainement falloir que je me calme quelques jours avec ce jeu de merde qui fait accessoirement, dans mes bons jours, office de salaire.

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22 mai 2009

Contre la crise.

png_dessin429_titom_crise_capitalistes_unisPersonnellement, et aussi loin que je suis concerné, je suis contre la crise. J'aime les anglicismes par contre.

Je vois des gens qui galèrent autour de moi. J'entends des histoires à propos d'une crise absurde. Des histoires de délocalisations, de pertes d'emplois. D'incompréhension.
Aux USA, les banques qui ont été aidés par le gouvernement désirent maintenant rembourser l'argent qui leur a été prêté. La cause? Principalement faire sauter les restrictions sur les salaires des managers imposées par le Troubled Asset Relief Programme.

J'ai décidé de leur faire chier, les banques. Au lieu de payer par carte bleue, je paye en liquide ; à chaque fois que je retire, je retire le minimum. Le but étant d'augmenter les transactions traitées par les banques, et donc leurs coûts.

Conscient de mon atomicité, je fais toutefois mon petit maximum de citoyen anarchisant.

Je cherche des volontaires pour lancer des œufs.

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17 mai 2009

Putain de fuck de merde.

sofaParanoïa. J'entends des rires d'enfant dans mon dos. Au-dessus de moi, son rire, à elle.

Je pense à rompre, ne supportant pas les cauchemars qu'elle m'inspire. Elle n'est pas responsable. Je ne sais pas gérer mes émotions. Ca en devient lassant.

Je suis très en colère. J'ai eu la bonne idée d'arrêter de fumer. Mon corps réagit plutôt négativement au sevrage.

Je vous recontacte dès que j'ai cassé le voisin.

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11 mai 2009

Défragmentation.

dimNotre cerveau fonctionne en permanence. N'importe quelle action, n'importe quelle réflexion, n'importe quelle perception, implique un processus cérébral.
En certaines occasions, la pensée réfléchit à sa propre existence ; ou, pour le dire autrement, la logique se pose la question de ses fondements, la conséquence questionne la cause.

Depuis un moment, je me rends compte que mon cerveau fonctionne différemment. Qu'il s'agisse d'un choix (revenant à dire que je stimule d'autres part de mon intellect) ou non n'a pas de pertinence ici.
Si je devais simplifier, je dirais que l'intelligence se divise -sommairement- entre logique et créativité. En ce qui me concerne, je pouvais me considérer comme quelqu'un ayant une intelligence très majoritairement "logique". C'est peut-être moins le cas aujourd'hui, mais, en contrepartie mon intelligence "créatrice" s'est particulièrement renforcée.

Le terme de créativité/création vous paraît peut-être inapproprié ici. Je ne suis pas satisfait des termes que j'utilise, mais il s'agit d'exprimer une idée, et les idées sont souvent fuyantes. Je me permettrai de référer à Flotch (ou Oblomov, il a comme tout le monde plusieurs pseudonymes selon les circonstances et les saisons) pour apporter un peu de clarté. Lors d'une discussion du sujet présentement traité, Flotch arguait que la logique était un prérequis à la créativité, et par ailleurs que la créativité permettait de bâtir de nouvelles logiques, donc se détacher de son fondement. Au final une complémentarité et évolution.
Si l'on considère l'intuition par exemple, il s'agit essentiellement d'une assimilation de concepts ou de situations. Si je prends l'exemple du poker, auquel je joue relativement fréquemment depuis un moment, des décisions qui auparavant nécessitaient un raisonnement logique sont maintenant totalement intuitives. Le nombre de mains jouées, le nombre de situations vécues permet d'assimiler des "patterns", assimilation qui revient à jouer de manière logique sans avoir à solliciter cette logique.
Par ailleurs, la compréhension de la logique elle-même permet de la remettre en cause. On en arrive donc à l'idée de Flotch.

Je discutais aujourd'hui avec une connaissance, qui se révèle être synesthète. Après qu'il m'ait donné quelques liens vers un forum de philosophie et m'ait demandé si j'avais saisi l'idée / concept qu'il exposait (car il est également professeur de philosophie), je lui ai révélé mon doute. Je ne pouvais simplement pas dire si j'avais assimilé. Il me semblait avoir saisi tous les éléments de la démonstration mais de ne pouvoir les remettre en relation logique. Possiblement, j'avais absorbé l'information de manière intuitive, sans pouvoir encore l'exprimer. Mon cerveau imprimait l'information, mais l'exploitait au-delà de la logique, rendant la logique non-pertinente pour reformuler l'information de manière intelligible. La logique et les connections apparaissent alors de façon transcendantale, non traducibles en raisonnement verbaux. Il m'a dit qu'il assimilait les informations (apprendre) de la même façon, ce qui m'a beaucoup surpris.

Il faut dire que cette année Erasmus à Amsterdam a et aura été source d'expériences et de découvertes. Sur moi-même s'entend. Je n'établirai pas un lien de causalité, mais simplement de corrélation, en disant que la consommation de drogues aura été acompagnée d'une perception différente du monde et du moi. En particulier, j'ai pris 5 fois des champignons halucinogènes en l'espace de 10 mois.
La première fois que j'ai pris des Colombian (une certaine variété), j'ai vécu une expérience sinon transcendantale au moins spirituelle. Pendant ce trip, et notamment sur la descente, j'avais l'impression d'avoir saisi des connections, entre la réalité qui m'entoure et moi-même (ou entre différentes facettes de la réalité), qui m'échappaient auparavant. La sensation d'avoir effleuré le vrai.

Aujourd'hui, mon esprit s'amuse, car plus à-même, à établir des connections entre tous les éléments de ma vie. Pour donner un exemple, encore un fois, plutôt qu'exprimer une idée floue: je dois préparer un débat pour mardi. La préparation de ce débat m'apparaît comme la planification d'une partie d'échecs -en temps réel, autrement dit la stratégie, et son corollaire, la tactique. Je ne veux pas dire que je me représente les éléments de mon argumentation comme des pièces sur un plateau, mais plutôt que j'établis une connection entre les deux, le processus "logique" étant le même. Encore une fois, je m'excuse pour les termes utilisés, c'est confus dans ma tête. Ici je parle de logique intrinsèque d'un processus, autrement dit, dans une certaine mesure, son essence. J'utilise parfois logique comme un processus elle-même. Il y a donc plusieurs niveaux dans mon utilisation du même terme ; excusez moi pour le manque de clarté.

En résumé, plutôt que de rester enfermé dans des domaines, des définitions, je crée des liens, resructure l'information que je reçois (ou que j'ai déja) dans une logique qui dépasse la logique. Ma perception de la réalité évolue donc à mesure que je crée des connections mentales entre les choses. Je ne suis pourtant pas capable aujourd'hui de l'exprimer avec autant de clarté que je le vois.
C'est assez bizare, j'ai l'impression de définir, à ma manière, ce que serait l'Idée invoquée par Platon.

Je prends pour conclure une phrase de l'article wikipédia sur le thème de l'idée: "Selon J.-Fr. Pradeau," idéa désigne la réalité ou nature intelligible, quand eîdos désigne la forme de cette réalité, telle qu'on peut la retrouver dans les choses sensibles qui y participent (comme on retrouve la forme du beau dans les belles choses)"" La forme du beau ici n'est paradoxalement pas formelle, elle n'est qu'une marque dans l'esprit qu'on ne peut représenter à autrui. C'est exactement ce que j'essayais, piteusement, d'expliquer au-dessus.

PS: cet article évoque une réalité: j'ai changé. Je n'ai plus autant besoin / envie d'écrire qu'avant. Ce blog a lontemps été alimenté par une révolte, ma révolte sourde et inutile contre le monde, l'absurdité de l'existence, le non-sens global. Cette révolte fait toujours partie de moi, mais elle n'a plus besoin d'érupter comme avant. J'ai compris que gigoter ne servait qu'à se fatiguer, et que travailler à comprendre le monde dans les limites de nos perceptions était immensément plus constructif pour l'esprit. Surtout, réfléchir sur ces perceptions elles-mêmes multiplie les niveaux de connaissance, les organise et les connecte.
Sans cette révolte exubérante, mon inspiration et ma créativité se tournent vers d'autres domaines. J'ai commencé à peindre il y a quelques mois, ce n'est pas un hasard.
J'ai peut-être passé une étape, peut-être pas.
Peut-être sera-ce mon dernier article ici. Dans tous les cas Happybeetle ne sera plus jamais comme avant.


On peut s'en réjouir, s'en plaindre, ou s'en foutre.








Perso, je m'en bats les couilles.

Posté par Aristideuh à 00:51 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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