18 juillet 2008
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Je suis en Espagne donc fuck.
15 juillet 2008
Amstelstation.
La tente est rangé, notre troupe de valeureux aventuriers s'en est revenue. Au revoir Amsterdam. Je ne pars que pour mieux te retrouver.
Trop à dire. Entre délires visuels sous champignons magiques et vol plané népalais, la ville nous apparaît comme un gigantesque décor peuplé de figurants; les films se font et se défont à mesure qu'on change de scène, ou plutôt: de réalité.
Je tourne la tête, je change de monde.
Clap.
Nous n'avons pu sauver le capitaine, mais le lagon de notre enfance, nous l'avons retrouvé.
Trop d'informations, trop de lumières, de timbales et d'iguanes. Je veux partir, je peur, je tombe.
Let's go.
10 juillet 2008
Customs Declaration Dispatch Note CP72
Mon pantalon est trop long, et mon manteau trop court.
Des manches.
Le premier café est toujours le meilleur, surtout lorsqu'il est seul. Mettez-y ce que vous voulez, c'est grand ici.
Non, pas autant.
Entendu "le commerce, ça n'a rien à voir avec la politique" dans le métro lillois.
Assurément madame. Abrutissement généralisé.
Pardon de vous arracher votre joli visage, ça doit être parce que je suis à Sciences Pipo.
L'humain est un échec, ou quelque chose comme ça.
J'ai toujours su que je coucherai avec elle, et Amsterdam se rapproche à talons.
Ah, vous êtes là.
08 juillet 2008
Metal Gear.
Croyez le ou non, je viens de me faire surprendre par ma mère en train de me masturber.
J'aime la vie et la vie m'aime.
Bon c'est pas tout ça, mais faudrait que je pense à me trouver quelqu'un.
Histoire de m'occuper.
Et si je l'aimais encore, à ma façon?
04 juillet 2008
Et l'as de trèfle suicida l'as de pique
Il y a une certaine démangeaison de l’écriture lorsqu’on se
plonge dans l’ennui profond, lorsqu’on ne veut plus rien, lorsqu’il n’y a plus
qu’envies, vanités. Ces envies ont beau avoir une quelconque noblesse, elles
n’ont pas la moindre valeur lorsqu’il n’y a pas d’effort pour les réaliser, les
moyens donnent à la fin sa valeur. On se plonge donc dans une étude de
l’ennuie, on s’efforce à comprendre la raison de notre refus d’agir, le
pourquoi de notre flemme, le comment en est on arrivé là. On pense sur la
comète qui ne passera jamais, on échafaude des plans de batailles qui n’auront pas
lieu, on s’invente des tristesses et des angoisses histoire de vivre un peu ou
de justifier notre absence. Etre absent à soi même, c’est un peu ça l’ennui, la
disparition de cette envie de vivre, de se dépasser, on se prélasse dans cette
boue avec la peur d’en sortir, l’incapacité de faire l’effort. Avec l’intime
conscience qu’une fois l’effort fait ça sera bien mieux. On ressasse cette
pensée de multiples fois, on se plaît à penser ce qu’on aurait pu faire et ce
qu’on ne fait pas, on écrit des trucs sans intérêt qui n’apporte pas
grand-chose au schmilblick histoire de s’occuper les mains et de ne pas
détacher les yeux de cet atroce écran, monopolisant regard pensée corps et mal
de dos.
La Chute prend alors tout son sens.
Racontez moi comment, un soir d’hiver, vous ignorèrent les cris glacées de la future noyée, racontez vos nuits de remords, suppliant le pardon de l’enfant, racontez moi le matin venant, votre soulagement : il est trop tard, oui, heureusement, il est toujours trop tard.
Racontez moi comment, dans vos victoires, rêves gloires et orgueil allumaient votre regard, racontez moi ces matins de printemps, l’énergie de l’ambition, ce phantasme qui vous colle à la peau, racontez moi ces journées rêvées de labeur, cette paresse scandaleuse, ce vide qui vous dévore : il est trop tard, oui, heureusement, il est toujours trop tard.
Racontez moi ces instants, la honte de ce que vous êtes, votre haine du bonheur, racontez moi ce que vous n’êtes pas, racontez moi ce que vous auriez pu être si seulement … si seulement vous pouviez trouver des excuses
Andromarque
Advanced.
Cette homme qui rit tout seul dans la rue, la bedaine à l'air! Un fou. Un fou rire.
Depuis que je fume plus, j'ai paradoxalement moins de problèmes de toux.
Après ma mort, j'offrirai ma bile à la science. Prenez-soi d'elle. La bile ou la science?
Rien à redire: l'être et le divan. Déja pris. Bille dans mon sac à bain. Pas encore.
Un triton, c'est magnifique. J'en ai quatre dans un bocal et quatre-cent milliards dans mon jardin.
La philosophie, c'est la construction de soi. Construction intellectuelle, mais pas seulement, puisque apparemment le terme philosophie accompagné d'un "ma" avant est utilisé à toutes les sauces et condiments. Mais, j'oubliais, on s'en contrebalance le steak dans la rosace.
Je viens de faire une garde. Ca paie pas si mal une garde.
La philosophie, donc. L'étude des textes ne saurait qu'être qu'un moyen, il semble; un apport, certes, mais pas un set clefs en mains. Je viens de me rendre compte que j'écris toujours clef "clé", puis que j'appuie sur la touche backspace pour effacer le "é" et le remplacer par le susvu "ef". Remarquez que ça se prononce pareillement, et que pourtant la différence est significativement d'importance radicale.
Oubliez ce que j'ai dit. La philosophie, ce n'est rien qu'un mot, mais il faut souvent manger des livres pour s'en rendre compte. Quand je dis "manger", vous me comprenez n'est-ce pas? Rien ne sert de, puisque vous ne comprenez pas. Vous m'entendez? Non plus, puisque vous usez vos yeux et peut-être vos papilles et peut-être votre main droite, sans penser à user de.
La philosophie donc. Entre autres contreparties constipées.
03 juillet 2008
Eloge de la séparation.
Ingrid Betancourt est libre. Enfin, on va arrêter de nous faire chier avec cette histoire.
Il ne faut pas regarder, fermer les yeux. Mais la lumière passe, en filigrane. Dessinant des formes étranges et effrayantes. De là la source des rêves.
Chacun, et tous, adoptent des comportements différenciés et discriminants. Le résultat est le même, systématiquement: échec piteux. Un beau ramassis d'ordures, finalement.
Comment réussir, lorsqu'on ne fait que fuir? Au mieux!
Vous m'écœurez. Vous me ressemblez trop.
02 juillet 2008
Lancé de patate
Tout commence avec un tableau. Pas celui-là, un autre,
quelconque, celui qui vous plaira. Peut-être celui-ci alors. Donc tout commence
avec un tableau. Une envie. Une musique. Et moult représentations. Des poèmes,
des esquisses, la mer et les nuages, un gros bonhomme en bois - ses états d’âme
– une belle excentrique et ses nocturnes. Cinq exactement. Des morceaux en forme de poire et
surtout quelques gnossiennes, avec conviction et une tristesse rigoureuse. Du
piano donc, beaucoup de piano, que du piano. La bouche âcre des draps sales et
un diabolo grenadine. L’odeur de la terre mouillée et le bruit de la pluie.
Et l’aspirateur se charge de remettre de l’ordre dans tout ça, il faut que tout
soit clean et comme il faut. Sinon on y comprend rien il paraît.
Andromarque