Aristide et Andromarque: bravo les 2 compères!

Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux ; il faut se satisfaire du nécessaire ; rayons de soleil dans un vélux et un bon cigare dans l'anus. La la la lop bom bidoum.

08 juin 2009

Parenthèse.

If an occurrence like the sacrifice of Isaac is interpreted as prefiguring the sacrifice of Christ, so that in the former the latter is as it were announced and promised and the latter 'fulfills'... the former, then a connection is established between two events which are linked neither temporally nor causally-a connection which it is impossible to establish by reason in the horizontal dimension... It can be established only if both occurrences are vertically linked to Divine Providence, which alone is able to devise such a plan of history and supply the key to its understanding ... the here and now is no longer a mere link in an earthly chain of events, it is simultaneously something which has always been, and will be fulfilled in the future; and strictly, in the eyes of God, it is something eternal, something omnitemporal, something already consummated in the realm of fragmentary earthly event.


Auerbach.

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05 juin 2009

Aventures à Amsterdam.

detentionJ'ai encore du mal à m'en remettre.
J'ai fait le con, et je l'ai payé.

Mercredi soir était l'anniversaire d'Igor. Comme je n'étais pas sorti (ou presque) depuis 2 mois, je n'ai pas lésiné sur l'alcool.

L'alcool est une drogue de merde. En plus des gueules de bois du lendemain, ses effets n'ont rien de subtils. L'alcool rend con, et violent.

Avec un ami, en rentrant, nous nous sommes livrés à des manifestations de vandalisme. Pas grand-chose vraiment: un pare-brise endommagé. Sauf qu'un type nous a vu, a appelé la police, et que, considérant notre degré d'alcoolémie, nous n'avons pas vraiment eu le réflexe de nous casser de la zone.

A 50 m de chez moi, 2 minutes plus tard, 3 voitures de police arrivent de nul part. Hollywood. Après contrôle de nos cartes d'identité, on nous met gentiment les menottes, et je sais que ça va être folklo.

Je ne veux pas décrire en détail. Mais la cellule d'isolation, c'est pas la panacée. 19h dans cette merde. Rien à faire, juste des murs blancs à contempler. Essayer de dormir sur un banc inconfortable avec la lumière dans les yeux. Voilà la seule chose que j'ai tenté, sans succès, de faire pendant ces longues heures. Et des poussées de claustrophobie. Pas de fenêtre, impossible de savoir quelle heure il est. Je suis encore désorienté au moment où j'écris.

Je ne reviendrai pas sur les différents moyens de pression psychologique exercés par la police. Je n'aime pas la police.

600€ à payer pour les dommages occasionnés. J'ai payé sans regret. Tout pour sortir de cette cellule à la con.


C'est une expérience. Une fois suffira, merci.

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25 mai 2009

Le nouveau désordre amoureux.

flFl_Illustration_1065J'ai joué au poker cette nuit. Pour dire la vérité vraie, j'ai rêvé que je jouais. Online. Sur Full Tilt Poker, pour être précis plus qu'il n'en faut. Mécaniquement je jouais.

A un certain point, je voulais m'arrêter, parce qu'il faut bien dire qu'à la longue ça fait chier. Arrêter de rêver n'est pas si simple, alors ma seule solution aura été d'emprunter les couloirs du rêve lui-même.

Arrêter de jouer au poker online n'est pas extrêmement ardu, il suffit de fermer la fenêtre, comme on ferme une page internet, en haut à droite (à gauche pour les mac, qui trouvent bons de tout faire à l'envers). J'ai donc fait ça.
Ca n'a pas été suffisant puisque de nouvelles fenêtres s'ouvraient à mesure que j'en fermais.

Il est possible que ce soit la première fois que je parvienne à contrôler, dans une certaine mesure, ce qui se passe dans mes rêves. Dans Waking Life, il est dit que, la première étape pour reprendre la main dans le monde du rêve est de savoir si l'on rêve ou non ; il faut ainsi chercher les interrupteurs: si la lumière reste allumée quoi qu'on fasse, on est bien en train de rêver.

Bon à côté de ça il va certainement falloir que je me calme quelques jours avec ce jeu de merde qui fait accessoirement, dans mes bons jours, office de salaire.

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22 mai 2009

Contre la crise.

png_dessin429_titom_crise_capitalistes_unisPersonnellement, et aussi loin que je suis concerné, je suis contre la crise. J'aime les anglicismes par contre.

Je vois des gens qui galèrent autour de moi. J'entends des histoires à propos d'une crise absurde. Des histoires de délocalisations, de pertes d'emplois. D'incompréhension.
Aux USA, les banques qui ont été aidés par le gouvernement désirent maintenant rembourser l'argent qui leur a été prêté. La cause? Principalement faire sauter les restrictions sur les salaires des managers imposées par le Troubled Asset Relief Programme.

J'ai décidé de leur faire chier, les banques. Au lieu de payer par carte bleue, je paye en liquide ; à chaque fois que je retire, je retire le minimum. Le but étant d'augmenter les transactions traitées par les banques, et donc leurs coûts.

Conscient de mon atomicité, je fais toutefois mon petit maximum de citoyen anarchisant.

Je cherche des volontaires pour lancer des œufs.

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17 mai 2009

Putain de fuck de merde.

sofaParanoïa. J'entends des rires d'enfant dans mon dos. Au-dessus de moi, son rire, à elle.

Je pense à rompre, ne supportant pas les cauchemars qu'elle m'inspire. Elle n'est pas responsable. Je ne sais pas gérer mes émotions. Ca en devient lassant.

Je suis très en colère. J'ai eu la bonne idée d'arrêter de fumer. Mon corps réagit plutôt négativement au sevrage.

Je vous recontacte dès que j'ai cassé le voisin.

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11 mai 2009

Défragmentation.

dimNotre cerveau fonctionne en permanence. N'importe quelle action, n'importe quelle réflexion, n'importe quelle perception, implique un processus cérébral.
En certaines occasions, la pensée réfléchit à sa propre existence ; ou, pour le dire autrement, la logique se pose la question de ses fondements, la conséquence questionne la cause.

Depuis un moment, je me rends compte que mon cerveau fonctionne différemment. Qu'il s'agisse d'un choix (revenant à dire que je stimule d'autres part de mon intellect) ou non n'a pas de pertinence ici.
Si je devais simplifier, je dirais que l'intelligence se divise -sommairement- entre logique et créativité. En ce qui me concerne, je pouvais me considérer comme quelqu'un ayant une intelligence très majoritairement "logique". C'est peut-être moins le cas aujourd'hui, mais, en contrepartie mon intelligence "créatrice" s'est particulièrement renforcée.

Le terme de créativité/création vous paraît peut-être inapproprié ici. Je ne suis pas satisfait des termes que j'utilise, mais il s'agit d'exprimer une idée, et les idées sont souvent fuyantes. Je me permettrai de référer à Flotch (ou Oblomov, il a comme tout le monde plusieurs pseudonymes selon les circonstances et les saisons) pour apporter un peu de clarté. Lors d'une discussion du sujet présentement traité, Flotch arguait que la logique était un prérequis à la créativité, et par ailleurs que la créativité permettait de bâtir de nouvelles logiques, donc se détacher de son fondement. Au final une complémentarité et évolution.
Si l'on considère l'intuition par exemple, il s'agit essentiellement d'une assimilation de concepts ou de situations. Si je prends l'exemple du poker, auquel je joue relativement fréquemment depuis un moment, des décisions qui auparavant nécessitaient un raisonnement logique sont maintenant totalement intuitives. Le nombre de mains jouées, le nombre de situations vécues permet d'assimiler des "patterns", assimilation qui revient à jouer de manière logique sans avoir à solliciter cette logique.
Par ailleurs, la compréhension de la logique elle-même permet de la remettre en cause. On en arrive donc à l'idée de Flotch.

Je discutais aujourd'hui avec une connaissance, qui se révèle être synesthète. Après qu'il m'ait donné quelques liens vers un forum de philosophie et m'ait demandé si j'avais saisi l'idée / concept qu'il exposait (car il est également professeur de philosophie), je lui ai révélé mon doute. Je ne pouvais simplement pas dire si j'avais assimilé. Il me semblait avoir saisi tous les éléments de la démonstration mais de ne pouvoir les remettre en relation logique. Possiblement, j'avais absorbé l'information de manière intuitive, sans pouvoir encore l'exprimer. Mon cerveau imprimait l'information, mais l'exploitait au-delà de la logique, rendant la logique non-pertinente pour reformuler l'information de manière intelligible. La logique et les connections apparaissent alors de façon transcendantale, non traducibles en raisonnement verbaux. Il m'a dit qu'il assimilait les informations (apprendre) de la même façon, ce qui m'a beaucoup surpris.

Il faut dire que cette année Erasmus à Amsterdam a et aura été source d'expériences et de découvertes. Sur moi-même s'entend. Je n'établirai pas un lien de causalité, mais simplement de corrélation, en disant que la consommation de drogues aura été acompagnée d'une perception différente du monde et du moi. En particulier, j'ai pris 5 fois des champignons halucinogènes en l'espace de 10 mois.
La première fois que j'ai pris des Colombian (une certaine variété), j'ai vécu une expérience sinon transcendantale au moins spirituelle. Pendant ce trip, et notamment sur la descente, j'avais l'impression d'avoir saisi des connections, entre la réalité qui m'entoure et moi-même (ou entre différentes facettes de la réalité), qui m'échappaient auparavant. La sensation d'avoir effleuré le vrai.

Aujourd'hui, mon esprit s'amuse, car plus à-même, à établir des connections entre tous les éléments de ma vie. Pour donner un exemple, encore un fois, plutôt qu'exprimer une idée floue: je dois préparer un débat pour mardi. La préparation de ce débat m'apparaît comme la planification d'une partie d'échecs -en temps réel, autrement dit la stratégie, et son corollaire, la tactique. Je ne veux pas dire que je me représente les éléments de mon argumentation comme des pièces sur un plateau, mais plutôt que j'établis une connection entre les deux, le processus "logique" étant le même. Encore une fois, je m'excuse pour les termes utilisés, c'est confus dans ma tête. Ici je parle de logique intrinsèque d'un processus, autrement dit, dans une certaine mesure, son essence. J'utilise parfois logique comme un processus elle-même. Il y a donc plusieurs niveaux dans mon utilisation du même terme ; excusez moi pour le manque de clarté.

En résumé, plutôt que de rester enfermé dans des domaines, des définitions, je crée des liens, resructure l'information que je reçois (ou que j'ai déja) dans une logique qui dépasse la logique. Ma perception de la réalité évolue donc à mesure que je crée des connections mentales entre les choses. Je ne suis pourtant pas capable aujourd'hui de l'exprimer avec autant de clarté que je le vois.
C'est assez bizare, j'ai l'impression de définir, à ma manière, ce que serait l'Idée invoquée par Platon.

Je prends pour conclure une phrase de l'article wikipédia sur le thème de l'idée: "Selon J.-Fr. Pradeau," idéa désigne la réalité ou nature intelligible, quand eîdos désigne la forme de cette réalité, telle qu'on peut la retrouver dans les choses sensibles qui y participent (comme on retrouve la forme du beau dans les belles choses)"" La forme du beau ici n'est paradoxalement pas formelle, elle n'est qu'une marque dans l'esprit qu'on ne peut représenter à autrui. C'est exactement ce que j'essayais, piteusement, d'expliquer au-dessus.

PS: cet article évoque une réalité: j'ai changé. Je n'ai plus autant besoin / envie d'écrire qu'avant. Ce blog a lontemps été alimenté par une révolte, ma révolte sourde et inutile contre le monde, l'absurdité de l'existence, le non-sens global. Cette révolte fait toujours partie de moi, mais elle n'a plus besoin d'érupter comme avant. J'ai compris que gigoter ne servait qu'à se fatiguer, et que travailler à comprendre le monde dans les limites de nos perceptions était immensément plus constructif pour l'esprit. Surtout, réfléchir sur ces perceptions elles-mêmes multiplie les niveaux de connaissance, les organise et les connecte.
Sans cette révolte exubérante, mon inspiration et ma créativité se tournent vers d'autres domaines. J'ai commencé à peindre il y a quelques mois, ce n'est pas un hasard.
J'ai peut-être passé une étape, peut-être pas.
Peut-être sera-ce mon dernier article ici. Dans tous les cas Happybeetle ne sera plus jamais comme avant.


On peut s'en réjouir, s'en plaindre, ou s'en foutre.








Perso, je m'en bats les couilles.

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22 avril 2009

Rabbits.

davidlynchrabbitsPour l'une de mes classes, je devais commenter un film, au choix, et je me suis donc naturellement tourné vers David Lynch, étant un grand fan.

Je vous livre ici mon commentaire (en anglais, désolé pas la motivation pour traduire) de Rabbits, un court-métrage (en fait une série de plusieurs épisodes) produit et réalisé par Lynch:

In a nameless city, deluged by a continuous rain, three rabbits live with a fearful mystery.”…
One cannot but get puzzled with this synopsis of Rabbits, a series of 9 short episodes directed by David Lynch (lasting overall for around 45 minutes), and still want to get deeper into the matter.
Commenting a work from David Lynch is never easy. It is often necessary to watch his films several times to really get into it, to grasp all the complex links inside one particular movie, but also between one and another. Above all, he always lets a big room for interpretation in his movies: the viewer has to construct her own meaning, put the pieces together and articulate them.
    I chose Rabbits firstly because I’m found of Lynch’s work, but also because the themes treated relate – partly – to media. Some features of this series were used in Inland Empire, his latest movie, so one could argue that watching Rabbits (as Inland Empire, wholly) is diving into Lynch’s mind and universe.
    I’ll focus on different aspects of this series and, without providing an exhaustive explanation, will try to give some insights and interpretations.


    The first surprising thing about Rabbits is, as the title suggests, that David Lynch employs rabbits (actors with costumes) rather than humans. Some critics would say there is a sexual connotation behind it, and they may be right as the topic of – ambiguous – sexuality is abundantly treated in Lynch’s work, for instance through the theme of prostitution. I will not stick to that approach here but interpret it rather as a representation of the alienation of human beings: as they are rabbits, the actors as well as the characters lose their identity, and thus the viewer cannot, logically speaking, identify to them easily. Subsequently, she has to focus on the narrative, the construction of the scenes rather than on the characters themselves.

David Lynch’s movies (and paintings, by the way) are always disturbing in one way or another. Watching a Lynch’s movie is an experience, the goal being not to be entertained (not directly at least) but rather to create an interaction between the creator (Lynch) and the viewer. One obsession of Lynch seems to push the spectator out of her comfort zone, and Rabbits is no exception as he plays with the audience’s tolerance and expectations to convey his message.
Firstly, it’s hard to know if Rabbits is an horror, an humoristic series, or even a drama. Quickly enough, the spectator realises that the dialogues don’t make sense (or not directly at least), as the rabbits seem not to answer to each other but to say random sentences, either not appropriate or meaningless. After a while though, the spectator also notices that one character answer to another, but 3 or 4 lines after or before. It is then possible to make some connections, and give meaning to the dialogues, but it spectators must get confused as time is somehow dislocated. Lynch directly addresses here the question of communication, and when rules of communication and logic are pulled apart like in Rabbits, it necessarily makes the spectator feel uncomfortable.
Secondly, the pace is deliberately slow, a false sense of security for the viewer. As the series begins with a long silence, she – the spectator – wonders when something happens, when the silence is broken. This silence is still omnipresent in every episode, except for a relentless sound of rain from the outside that actually forces us to focus even more on this overwhelming lack of communication between the 3 rabbits. Also, the camera doesn’t move (except for one single frame, on a ringing phone), keeping our attention on one room, with the same characters, the same universe. This very ambiance leads me to my next point: why Rabbits can be considered a critic of sitcom series.

    What Lynch is doing here is criticizing the stupidity and irrelevance of sitcom series. It shouldn’t surprise us as he is used to mocking Hollywood in his movies: same message here. In a sitcom, you usually have one or a few rooms in which characters can interact with each other. But in mainstream sitcom television, the mode of direction would be to create frenetic dialogues, and making many random events occur, to provide a false impression of intense action and intercourse, the main goal of this kind of media being to entertain and amuse. Lynch deconstructs it, reversing the standard of mainstream television. The action here is slow, stilled, and the whole almost boring. Ironically enough, the spectator may not realize that she is actually watching characters role playing normal situations of everyday (familial) situations. After all, families and even people in general, spend much of their time not communicating even though they live in the same room (“families do indeed sit around for hours without communicating, it is just that we as an audience are not made to feel conscious of this fact because the television has become our surrogate guardian by stealing our dependency on intercommunication.” ). We cannot but conclude that sitcom series, and maybe popular culture in general, convey a falsified vision of ourselves, constructing a social world that is not the one we’re living in. Although confusing in the first place (as I said before, it is hard to identify to the rabbits, even if they talk), Rabbits is actually closer to our everyday life than Friends is for instance.

    Finally, Lynch is putting his own work into perspective with the image of the “controller”. At two occasions in the series, the screen becomes red and a weird deformed face (the face of a monster?) speaks in Gibberish. One of the female rabbit also comes in the filmed room (from a hidden room in the background) with candles. This kind of image – a freak character who seems to control or at least influence the other characters – is recurrent in Lynch’s work and mostly interpreted as a controller of others’actions and would stand for the demiurgic power of the director (over her actors). Lynch reminds us that he is playing with reality, playing with us at the same time.

   

    To sum up, this series happens to challenge the spectator’s expectations as well as her conceptions of reality and representation. In this aspect, Rabbits is a really dense and intense production by David Lynch, which requires the active participation of the viewer, embedding the director-creator and the former together in a fruitful interaction.

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19 avril 2009

Inspiration.

kandinskyToi,

Je ne sais si tu es une garce ou une sainte. Tu me ressembles trop, bien que la ressemblance ne soit pas évidente en surface, et au premier abord. Je te fuis parfois, car mon attirance est aussi empreinte de répulsion.

J'ai peur, et je te crains. Sachant ce que je peux te faire, sachant ce que tu peux me faire, contraint de trouver un équilibre, il nous, il me, faut jongler. L'amour est un rapport politique.

Un rapport faux parfois, une construction, un mensonge. Cela n'a pas d'importance, puisqu'on ressent. C'est là notre marge de manœuvre. Construire, déconstruire, jouer à détruire ; jusqu'à ce que l'émotion naisse.

Je t'aime parce que tu es moi. Je te hais pour la même raison. Lorsque je plonge dans ton regard, je me vois, et je suis troublé par mon reflet.

Tu es un tableau de Kandinsky.

Faisons l'amour, veux-tu.

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MIT press.

J'ai failli trouver une idée, mais j'ai oublié de l'attraper.

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17 avril 2009

Reflective surfaces.

aipJe connais ce type. Il est globalement froid, pas très bavard. Parfois, on se demande s'il est bien là, et on le force à parler.

Je est hermétique. "Il suis hermétique" correspondrait mieux. Peu importe, vous avez saisi, ou non.
Une couche de protection donc, un rideau de fer, ma ligne Maginot. Globalement donc, il ne se passe rien à l'intérieur.
Je suis hermétique.

Et, parfois, s'amorce une réaction, puis une autre, et bientôt je ne contrôle plus le processus de fusion, me sens bouillir jusqu'à implosion.
Boum badam boum boum bam.

Parmi la multitude de gens qu'on peut potentiellement rencontrer, il en est peu avec qui on peut réellement se connecter. La connexion entre deux être humains est un phénomène rare, construit ou non. Il faut chérir cette connexion. Alimenter ce pont d'émotions et d'idées.

Je ne suis qu'un être humain parmi d'autres.

Posté par Aristideuh à 09:51 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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