16 mars 2009

Sloth.

seven_1994_referenceLorsque le vent se fût levé, H. décida de se tartiner. Ce fut le premier acte de sa journée. Je ne dis pas « la » car il avait décidé de s’approprier sa journée, et je n’ai pas réussi à le persuader des dommages causés dans le monde par la propriété et l’acte d’appropriation. Rousseau était dans le coin mais on avait décidé de lui casser la gueule. H. donc, travaille dans une entreprise désaffectée. Travail de démolition. Il fait ça à mains nues, ce qui n’est pas une mince affaire, ce pourquoi il est si bien payé. H. fait pousser des plantes dans son garage. Ca lui pose un problème logistique pour sa bagnole, mais il a décidé un jour qu’il lui fallait un peu de verdure, dans son entourage, à la place des femmes. D’interprétation hâtive à concours de circonstances, la problématique n’est toujours pas posée.

Lorsqu’H. était tout jeune, il y avait une pendule dans la salle à manger, et il aimait se coller contre l’objet, écouter son cœur battre. Ca pouvait durer des heures, jusqu’à ce qu’il réalise qu’il perdait son temps et se tourne vers des activités plus nobles, coloriage par exemple.

De l'art de ne pas conclure.

Posté par Aristideuh à 00:58 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Sloth.

    Je pense ne pas saisir toute la subtilité de cet article.
    Cependant, cette phrase "Ca pouvait durer des heures, jusqu’à ce qu’il réalise qu’il perdait son temps et se tourne vers des activités plus nobles, coloriage par exemple." est fabuleuse.
    Il fallait le mentionner.

    Posté par Queen G, 18 mars 2009 à 00:13 | | Répondre
  • Il n'y a aucune subtilité dans mes écrits. Les mots sont et restent bruts, je ne peux rien y changer.

    Posté par Aristide, 18 mars 2009 à 11:49 | | Répondre
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